zidan

Monday, August 14, 2006

L'homme du jour

du Rheinenergie Stadion de Cologne. Lui pourtant sera sur le banc, attendant tristement de fêter son 34e anniversaire avec le double cadeau que lui ont promis ses coéquipiers de l’équipe de France : une qualification pour les 8e de finale et la possibilité de jouer une fois encore en match officiel. One more time…
Si les Français échouent face au Togo, c’en sera fini de l’épopée Zidane. Le déjà retraité du Real Madrid aura tout gagné durant sa carrière, entamée il y a 18 ans à l’AS Cannes : les meilleurs championnats étrangers (Italie et Espagne), la Ligue des Champions (2002), sans parler, bien sûr, de la Coupe du monde 1998 ou de l’Euro 2000 (Voir notre infographie sur les années Zidane).
Au, fait, c’était comment l’équipe de France sans Zizou, avant ses débuts le 17 août 1994 contre les Tchèques, match où il avait planté deux buts ? A l’époque, la France n’avait que l’Euro 1984 à son palmarès et traînait sur la planète football une éternelle réputation d’équipe capable de belles choses mais rarement d’aller au bout. Loin du réalisme allemand ou du génie brésilien, en tout cas…
Depuis les deux buts de Zizou lors de la finale 1998, la France s’est habituée à gagner. Et Zizou est devenu un gri-gri, une sorte de talisman : s’il est là, tout va bien, peu importe le reste. Et, forcément, quand il n’est pas là, la France a peur, comme dirait Roger Gicquel. Au point de le supplier de revenir, après son vrai faux-départ de 2004.
Pourtant, les plus superstitieux et ceux qui ont de la mémoire rappelleront que les Bleus ont survécu à son absence en 1998. Zidane avait reçu un carton rouge au 2e match pour s’être essuyé les crampons sur un Saoudien, ce qui n’avait pas empêché les Bleus de gagner en 8e contre le Paraguay. De même, en 2002, le retour de Zidane, blessé à la cuisse n’avait pas sauvé la France d’une élimination calamiteuse au premier tour, après un match – déjà – couperet contre le Danemark.
Ce soir, sur son banc, Zizou pourra méditerpendant 90 minutes sur le fait que les absents ont toujours tort. Que les Bleus soient éliminés et on ne manquera pas de souligner combien le carton jaune reçu contre la Corée était, au fond, le symbole involontaire d’une génération parvenue au bord de l’auto-destruction. Qu’au contraire, l’équipe se resaississe et remplisse ses objectifs et l’on se dira qu’après tout, personne n’est irremplaçable et que la vie continue. C’est peut-être ça le plus beau cadeau d’anniversaire à lui faire
posted by nourdine at 7:35 PM

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